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        4. Les Jardins et l’ Abbaye de Valloires


    C’est autour de la magnifique Abbaye, fondée au XIIème siècle par les moines de Citeaux, qu’ont été créés les Jardins de Valloires, dessinés par le paysagiste Gilles Clément en 1987. On peut y découvrir, sur 9 hectares, 5 000 espèces et variétés de roses anciennes et d’arbustes rares. Lovés en fond de vallée, les jardins épousent le relief, avec un dénivelé de plus de 25 mètres entre la partie la plus haute et la partie la plus basse.

    L’intérêt de ces jardins, outre leur richesse végétale, tient à leur conception même. Les plantes et arbustes y sont classés selon leurs caractéristiques décoratives et non par familles, comme dans les traditionnels jardins botaniques.

    Les jardins sont toute l’année le cadre d’animations comme la journée de la coccinelle, la journée des peintres et la fête de la citrouille. La boutique propose graines et plantes de collection, mais aussi des spécialités locales. Il est possible de loger sur place, dans les chambres d’hôte de l’Abbaye.

    Le Jardin à la française
    Les jardins ont repris des formes significatives du passé, tel qu’a pu les révéler un plan de l’Abbaye, dressé en 1785 :

    • le cloître végétal a été placé en vis-à-vis de celui, minéral de l’Abbaye
    • les massifs en carrés rappellent ceux des jardins cisterciens
    • le canal a été créé en mémoire de la dérivation de l’Authie qui traversait la cour de l’Abbaye.

    La partie centrale est occupée par un jardin très strict devant la façade ouest du monument. Il est composé d’une roseraie de variétés anciennes (2 000 rosiers en collection), associée à des "simples" (plantes médicinales, condimentaires et légumes) présentées en carrés de 5x5 m.

    La roseraie est particulièrement intéressante par la hardiesse de sa conception :

    • choix de variétés pratiquement non employées dans les roseraies classiques, couleurs uniquement dans la gamme des pastels, avec une dominante de blanc et de roses très pâles ;
    • association de rosiers et de plantes vivaces, offrant un intérêt sur une période plus longue que celle que peut présenter le rosier en emploi unique ;
    • et surtout une déconcertante, mais très appréciée du public, présence de carrés de légumes parmi les carrés de rosiers.

    C’est au sein de cette roseraie que le visiteur découvre la rose "Jardins de Valloires" spécialement créée pour Valloires par le rosiériste André Eve et baptisé en 1992 par Catherine Deneuve, ainsi que la "Rose des cisterciens" créée par Delbard et baptisée à Valloires en 1998 pour les 900 ans de l’ordre de Citeaux.

    Le jardin à l’anglaise
    Il a été conçu pour accueillir une exceptionnelle collection de 3 000 espèces de végétaux qui avaient été réunies par le pépiniériste Jean-Louis Cousin : arbustes à fleurs et arbrisseaux d’Asie et d’Amérique du Nord, pour la plupart, qu’il avait acclimatés à la Picardie.

    Bordant le jardin à la française, un talus sec, rythmé transversalement par des haies d’Osmanthus constitue une sorte de marche géante pour l’accès aux "îles". Ce talus rassemble les espèces à floraisons blanches afin de ne pas altérer la simplicité de l’architecture centrale du jardin. Une allée de curieux cerisiers à fleurs "Mont Fuji" au port horizontal, assure la transition entre le jardin régulier et le jardin des "îles". Le spectacle est saisissant au printemps ! L’essentiel de la collection est ici réuni par thèmes évoqués par le nom des îles : île des ronces douces pour les épineux, île d’hiver pour les arbres à écorce rouge, verte, rose ou blanche, île d’argent, île d’or, île pourpre pour les plantes à feuillage décoratif, île aux papillons, île aux cerisiers fleurs... Ici, les allées ont disparu et l’on se déplace sur les pelouses.

    Le jardin de marais
    En opposition à cette zone vallonnée se trouve un contrebas humide où ont été réunies les plantes hydrophiles autour d’une grande pièce d’eau : iris, aulnes, bouleaux, saules, peupliers et une grande collection de bambous. Cet espace reste sauvage par sa présentation et évoque les grands marais de la Baie de Somme.

    Le jardin des 5 sens
    Dans ce jardin, les plantes sont classées en fonction de nos sens du toucher, de la vue, de l’ouïe, du goût et du parfum. Les visiteurs peuvent déguster de nombreux fruits sur place.

    Pour la réalisation du jardin de l’odorat, les Jardins de Valloires ont fait appel à Jean François LAPORTE, parfumeur et maître gantier à Paris, qui est un passionné de plantes et de jardin.

    Le jardin Lamarck
    Pour la première fois en France, un jardin raconte l’histoire des plantes depuis leur apparition sur terre. Des archaïques fougères aux marguerites super évoluées, ce jardin permet de bien comprendre le fonctionnement de la nature. Il rend aussi homage à JB Lamarck, remarquable botaniste né dans la Somme en 1744.

    Histoire d’une rose
    Celle de " The Rose of Picardy ©", création des pépinières David Austin en 2004, un joli symbole de paix, témoin d’une histoire commune entre la France et l’Angleterre, mais aussi le titre d’ une célèbre chanson. En vente aux jardins de Valloires.

    Informations pratiques
    En accès libre :
    La Table du Jardinier : restaurant et salon de thé, une carte originale de plats à base de légumes, fleurs, fruits...
    La Boutique : cadeaux, produits locaux et artisanaux, librairie spécialisée ... La Jardinerie

    Accès
    75 km d’Amiens, 200 km de Paris, autoroute A16 sortie N°24 (16 km de l’Abbaye) direction Boulogne par la N1 à Vron direction Argoules.

    Ouverture
    Tous les jours :
    - du 12/03 au 13/11 : de 10h à 17h
    - du 02/05 au 16/09 : de 10h à 18h

    Tarifs
    Adulte : 7,50 € (basse saison : 5,70 € et 6 €)
    Enfant (6-16 ans) : 4 € (basse saison : 3,50 €)

    Les Jardins de Valloires
    80120 ARGOULES
    Tél. : 03 22 23 53 55
    Fax : 03 22 23 91 32
    E-mail : contact@jardinsdevalloires.com
    Site internet : www.jardinsdevalloires.com

    Dans la jardinerie du jardin, on peut se procurer des plantes vivaces, des roses anciennes et arbustes rares vus dans le jardin, ainsi que des graines anglaises, des bulbes de collection et quantités d’ouvrages horticoles. Il ne faut pas oublier l’espace consacré aux produits régionaux dont certains suscitent la curiosité du public : liqueur de pissenlits, pâté d’agneau de pré-salé, jus de rhubarbe...


    A la découverte de l’Abbaye de Valloires

    Lorsque le visiteur franchit la grande porte qui s’ouvre entre deux pavillons, il découvre une vaste cour en fer à cheval dont les communs dessinent les deux courbes. Laissant à sa gauche le pigeonnier rond du XVIème siècle, il s’avance vers un long bâtiment en briques et pierres qui s’étend sur presque toute la largeur de la cour, c’est à dire 60 m.

    Pénétrant dans le bâtiment, on entre à droite dans le grand salon. Décoré comme le reste de l’abbaye par Pfaff de Pfaffenhofen, il abrite les portraits de Mgr d’Orléans de la Motte, évêque d’Amiens, et de Dom Comeau, qui furent à l’origine de la reconstruction de l’Abbaye au XVIIIème siècle.

    La salle capitulaire donne sur le cloître ceint de quatre bâtiments conformément aux règles monastiques. Celui-ci, très sobre et voûté d’arêtes, est entouré d’un jardin.

    Les cellules des moines se trouvaient à l’étage. Elles ont été transformées en chambres d’hôtes auxquelles on accède par de remarquables escaliers en ferronnerie sculptée.

    L’église en pierres de pays, c’est à dire en craie blanche étayée par des contreforts en volutes, est un véritable modèle de sobriété. Sa façade occidentale longue de 45 m donne sur les simples tombes des moines basiliens morts à Valloires de 1817 à 1900. A l’encontre des autres abbayes cisterciennes, l’église ne comporte pas de tours, mais un petit clocheton rustique au toit d’ardoises qui domine au nord une annexe du bâtiment.

    L’intérieur de l’église offre un contraste saisissant avec la simplicité de l’aspect extérieur. L’aménagement intérieur est caractérisé par une profusion de courbes, de contrecourbes, d’enroulements asymétriques et de tracés sinueux, qu’il s’agisse du buffet d’orgues, des stalles des moines, des statues et bas reliefs du transept, du maître autel en marbre ou de la magnifique grille en fer forgé séparant la nef du cœur.

    Cependant, malgré l’absence de ligne droite dans ce bel ordonnancement, "l’œil ne ressent aucune impression de désordre ou de fatigue tant sont évidentes l’harmonie de conception, l’habilité de l’exécution, que soient employés le bois, le marbre ou les métaux". (Pierre Dubois, ex-membre de la Société des Antiquaires de Picardie).

    L’histoire de l’Abbaye de Valloires

    La création de l’Abbaye cistercienne de Valloires remonte au XIIème siècle. En 1138, Guy II de Ponthieu descendant d’Hugues CAPET signa avec les moines de l’ordre de Citeaux la fondation de la septième abbaye de cet ordre. Installés tout d’abord à Bonnances puis à Balances dans la région d’Abbeville, les moines s’établirent définitivement à Valloires (signifiant petite vallée) dans l’Authie en 1158. L’Abbaye connut une période de grande prospérité aux XIIème et XIIIème siècles mais les guerres de Cent ans puis de Trente ans la détruisirent dans sa quasi totalité. L’Abbaye fut reconstruite au XVIIIème siècle grâce au prieur Don Comeau et à l’évêque d’Amiens. Le sculpteur autrichien Pfaff de Pfaffenhofen fut chargé de la décoration intérieure.

    Pendant la révolution française, en 1791, les moines furent chassés et l’Abbaye vendue au seigneur de l’Etoile qui fort heureusement la sauva des désastres de la Terreur. En 1817, les héritiers de celui-ci cédèrent l’Abbaye à la confrérie laïque des Basiliens qui furent eux-mêmes remplacés en 1880 par la Société de Saint-Vincent de Paul. Celle-ci y installa un orphelinat agricole. De nouveau mise en vente en 1906 suite à la loi sur les congrégations, elle fut heureusement classée monument historique la même année puis abandonnée jusqu’en 1922, date à laquelle une équipe d’infirmières de la Croix Rouge dirigée par Mademoiselle Papillon y fonda un préventorium pour enfants. Aujourd’hui l’Abbaye est divisée en deux parties : la première consacrée au séjour d’enfants en difficulté, la seconde réservée à l’accueil et à l’hébergement des visiteurs.

    Informations pratiques

    Hôtellerie de l’abbaye Chambres et suites de caractère avec vue sur les jardins ou sur le cloître. Ouvert toute l’année.

    Accès
    75 km d’Amiens, 200 km de Paris, autoroute A16 sortie N°24 (16 km de l’Abbaye) direction Boulogne, par la N1 à Vron direction Argoules.

    Ouverture
    Visite uniquement guidée :
    En février et mars : du lundi au vendredi à 15h30 D’avril à septembre : tous les jours à 11h30, 14h30, 15h30, 16h30 (également à 10h30 et 17h30 en juin, juillet, août) En octobre et novembre : tous les jours à 11h30, 14h30, 15h30 (et à 16h30 le week-end)

    Tarifs
    Adulte : 6,50 €
    Enfant (- 12 ans) : 4 €

    Abbaye de Valloires
    80120 ARGOULES
    Tél. 03 22 29 62 33
    Fax : 03 22 29 62 24
    E-mail : contact@abbaye-valloires.com
    Site internet : www.abbaye-valloires.com

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